22 février 2024

Les allégations infondées de Me Samuel Madistin contre Laurent Lamothe : Une demande de poursuites manipulée à des fins politiques

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Malgré les affirmations de Me Madistin, il est important de noter qu'aucune preuve solide n'a été présentée pour étayer les allégations d'enrichissement illicite de Laurent Lamothe. Les sanctions américaines, sur lesquelles Me Madistin s'appuie, ne constituent pas une preuve suffisante pour engager des poursuites judiciaires. En l'absence de preuves tangibles et de fondement juridique solide, il est irresponsable de demander la mise en mouvement de l'action publique.

L’avocat spécialiste en procédure pénale, Me Samuel Madistin, a récemment fait une demande de poursuites contre l’ex-premier ministre Laurent Lamothe, alléguant son implication dans des actes de détournement de fonds et d’enrichissement illicite. Cependant, il est important de remettre en question la légitimité de cette demande et d’examiner les motivations réelles de Me Madistin. Des éléments suggèrent que Me Madistin pourrait être le conseiller juridique des oligarques de la capitale d’Haïti, et ses déclarations pourraient être motivées par des intérêts politiques plutôt que par une réelle préoccupation pour la justice.

Manque de preuves tangibles


Malgré les affirmations de Me Madistin, il est important de noter qu’aucune preuve solide n’a été présentée pour étayer les allégations d’enrichissement illicite de Laurent Lamothe. Les sanctions américaines, sur lesquelles Me Madistin s’appuie, ne constituent pas une preuve suffisante pour engager des poursuites judiciaires. En l’absence de preuves tangibles et de fondement juridique solide, il est irresponsable de demander la mise en mouvement de l’action publique.

Samuel Madistin

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Motivations politiques suspectes :

Les liens présumés entre Me Madistin et les oligarques de la capitale d’Haïti soulèvent des doutes quant à ses motivations réelles. Si Me Madistin est effectivement conseiller juridique pour ces puissantes figures, il est possible qu’il utilise cette affaire comme un outil politique pour servir leurs intérêts. Les déclarations de Me Madistin visent peut-être à déstabiliser l’ex-premier ministre Lamothe et à affaiblir ses chances d’influencer le paysage politique haïtien.

Manipulation de l’opinion publique

Il est regrettable que Me Madistin utilise les médias pour propager ses accusations sans présenter de preuves concrètes. Cette approche contribue à une manipulation de l’opinion publique et crée un climat de suspicion généralisée. Au lieu de se conformer aux principes fondamentaux de la justice, Me Madistin semble chercher à influencer l’opinion publique avant même que des preuves solides n’aient été fournies. Cette tentative de condamner Laurent Lamothe par l’opinion publique avant même qu’il ait eu la possibilité de se défendre est injuste et contraire à l’éthique juridique.

Les lacunes du système judiciaire

Me Madistin soulève également des problèmes concernant le fonctionnement de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) en Haïti. Cependant, plutôt que de se concentrer uniquement sur les actions présumées de Laurent Lamothe, il serait plus approprié d’adresser ces préoccupations dans le cadre d’une réforme globale du système judiciaire haïtien. Faire de Laurent Lamothe un bouc émissaire ne résoudra pas les problèmes structurels plus vastes qui affligent le système judiciaire haïtien. Plutôt que de se focaliser uniquement sur des accusations individuelles, il est essentiel de promouvoir des réformes judiciaires complètes qui garantissent l’indépendance, l’efficacité et la transparence du système.

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Manque de preuves et présomption d’innocence


Il est crucial de rappeler que dans tout système judiciaire équitable, chaque individu est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire. Les accusations portées par Me Madistin contre Laurent Lamothe reposent principalement sur des allégations sans preuves tangibles. Avant de condamner quelqu’un, il est impératif de fournir des éléments de preuve solides et de permettre à l’accusé de se défendre adéquatement. Accuser publiquement une personne sans fondement solide porte atteinte à la présomption d’innocence et peut causer des préjudices irréparables à la réputation de l’individu concerné.

L’absence de volonté politique :
Me Madistin critique le manque de volonté politique du gouvernement haïtien pour faire la lumière sur les cas de corruption et d’enrichissement illicite. Cependant, il est important de noter que cette absence de volonté politique n’est pas propre à un seul gouvernement ou à un seul individu. Les gouverneurs corrompus en Haïti ont souvent hésité à poursuivre leurs prédécesseurs par peur de représailles et pour protéger leurs propres intérêts. Au lieu de blâmer uniquement le gouvernement actuel, il convient de souligner la nécessité d’une volonté politique collective et durable pour lutter contre la corruption à tous les niveaux de la société haïtienne.

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Les demandes de poursuites de Me Samuel Madistin contre Laurent Lamothe reposent sur des allégations sans preuves tangibles et sont entachées de motivations politiques suspectes. Accuser publiquement un individu sans présenter de preuves solides et sans respecter les principes fondamentaux de la justice porte atteinte à la présomption d’innocence et à l’équité du processus judiciaire. Plutôt que de se concentrer uniquement sur des cas individuels, il est essentiel de promouvoir des réformes judiciaires globales en Haïti pour lutter contre la corruption et garantir l’indépendance et l’efficacité du système judiciaire.

Éthique : Maître Madistin devrait s’en informer avant de répondre aux journalistes.

Suite aux allégations formulées par Me Samuel Madistin à l’encontre de Laurent Lamothe, il est essentiel de remettre en question la légitimité de ces accusations. Basé uniquement sur un tweet, il est irresponsable de pointer du doigt quelqu’un sans fondement solide. Il convient de rappeler à Me Madistin que Laurent Lamothe a été blanchi par le gouvernement vénézuélien pour sa gestion exemplaire du fonds PetroCaribe. Il est temps de mettre fin à cette confusion et à cette manipulation politique.

Il est important de souligner que les institutions nationales haïtiennes ont déjà statué sur cette affaire. La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) a produit quatre rapports sur la gestion de l’ancien Premier ministre Laurent Lamothe. Ces rapports ont été soigneusement examinés, et aucune poursuite n’a été engagée à ce jour. Il est donc inapproprié pour Me Madistin de remettre en question ces décisions et de continuer à insister sur des accusations infondées.

De plus, il est essentiel de rappeler qu’en 2010, Laurent Lamothe a financé la campagne présidentielle de Michel Joseph Martelly. Cela démontre clairement que Laurent Lamothe n’avait aucun intérêt à détourner des fonds destinés à la reconstruction du pays. Il est temps de mettre un terme à cette machination politique dirigée contre Laurent Lamothe.

Par ailleurs, il est important de noter que l’interdiction d’entrée aux États-Unis imposée à Laurent Lamothe est temporaire. Les autorités américaines n’ont saisi aucun de ses biens ni gelé ses comptes bancaires. Cela signifie clairement qu’il ne fait pas partie de ceux qui ont été sanctionnés pour des activités liées au trafic de drogue, aux armes et aux munitions.

En conclusion, les allégations de Me Samuel Madistin à l’encontre de Laurent Lamothe reposent sur des bases fragiles. Il est important de se demander si Me Madistin agit de manière licite en s’appuyant sur un simple tweet pour accuser quelqu’un. Il est temps que Me Madistin cesse de se référer à des théories du complot et se base plutôt sur des principes juridiques solides. Il est temps de mettre fin à cette diffamation injustifiée à l’encontre de Laurent Lamothe.

Me Jean Hector Argant av.
Doctorant en droit UQAM
Professeur de droit constitutionnel

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