13 juin 2024

Attention, l’OCDE a exprimé sa préoccupation quant à une inflation mondiale « beaucoup trop élevée et susceptible de durer trop longtemps

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The European Central Bank (ECB) is pictured prior to a press conference on the eurozone's monetary policy, in Frankfurt am Main, western Germany on March 16, 2023. (Photo by Daniel ROLAND / AFP)

 Selon son rapport intermédiaire sur les perspectives économiques, les pays du G20 devraient connaître une augmentation des prix de 4,5 % en 2024, dépassant ainsi les objectifs des banques centrales. L’organisation recommande une meilleure orientation des dépenses publiques.

Cette page-là n’est pas près de se tourner. La période de forte inflation, commencée avec la forte reprise économique à la suite de la pandémie, puis prolongée et amplifiée par les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, ne va pas se clore de sitôt.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’attend à un lent reflux : «L’inflation devrait se modérer progressivement en 2023 et 2024, mais rester supérieure aux objectifs des banques centrales jusqu’au second semestre de 2024 dans la plupart des pays.» Des cibles que la plupart des banques centrales, comme la Banque centrale européenne (BCE), ont fixées autour de 2 %.

Dans les économies du G20, la hausse des prix passerait de 8,1 % en 2022 à 4,5 % en 2024, prévoit l’OCDE dans son rapport intermédiaire sur les perspectives économiques publié vendredi. «L’inflation, c’est le problème numéro un. Elle est beaucoup trop élevée, et cela risque de le rester pendant trop longtemps», estime Alvaro Pereira, le chef économiste de l’OCDE par intérim (sa prédécesseure, Laurence Boone, étant entrée au gouvernement d’Elisabeth Borne aux Affaires européennes). «La lutte contre l’inflation n’est pas terminée», a considéré Mathias Cormann, son secrétaire général.

Les plus pauvres, premiers concernés

Plusieurs éléments permettent d’entrevoir une accalmie, en particulier le recul des prix mondiaux de l’énergie, des produits alimentaires et des engrais, qui avaient atteint des sommets historiques l’an dernier.

Pour le fléchissement des premiers, l’OCDE l’explique en partie par «l’impact de la douceur des températures hivernales en Europe, qui a contribué à préserver les stocks de gaz, ainsi qu’à la réduction de la consommation d’énergie observée dans de nombreux pays».

Autre facteur explicatif : «l’effet des mesures prises contre les exportations d’énergie russes […] plus limité qu’on ne s’y attendait initialement, la Russie maintenant dans une large mesure le niveau de ses exportations en accroissant ses ventes sur d’autres marchés, quoique avec des décotes considérables».

Les relèvements successifs des taux directeurs par les banques centrales, comme la BCE l’a encore fait jeudi – une politique de resserrement monétaire avec lesquelles elles ont presque toutes renoué – devraient aussi finir par produire leurs effets sur les prix.

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