13 juin 2024

Le gouvernement fédéral refuse davantage d’étudiants étrangers, dont des étudiants haïtiens, au Québec

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Des étudiants portant des sacs à dos marchent sur le campus de l’Université de Calgary. Selon un rapport de l’Institut du Québec (IDQ), de nombreux étudiants étrangers acceptés par les universités québécoises sont refusés par le gouvernement fédéral, qui doute de leur intention de retourner dans leur pays d’origine après leurs études. Le rapport révèle que le gouvernement fédéral a refusé près de 72 % des candidats africains qui avaient été acceptés dans une université québécoise en 2021, malgré l’approbation du gouvernement du Québec.

Les auteurs du rapport recommandent à l’IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada) d’évaluer les étudiants étrangers en fonction de leur potentiel et de leur valeur pour les institutions et les communautés canadiennes, plutôt que de se baser sur leur pays d’origine.

Ces refus sont perçus comme injustifiés et motivés par des considérations racistes. Certains estiment que le critère de probabilité de retour dans le pays d’origine n’a plus de sens, compte tenu des investissements du gouvernement du Québec et du Canada dans la promotion de la rétention des étudiants étrangers, en particulier dans les régions.

Les décisions du gouvernement fédéral sont jugées incohérentes avec les objectifs gouvernementaux, et le taux de refus est plus élevé au Québec qu’en Ontario et en Colombie-Britannique.

Des étudiants francophones sont particulièrement touchés par ces refus, avec un taux de refus supérieur à celui des étudiants anglophones. Les étudiants étrangers sont considérés comme des candidats de choix pour l’immigration, car ils ont déjà une expérience canadienne et répondent aux exigences des employeurs québécois.

L’IDQ invite le milieu universitaire à mieux communiquer ses objectifs en matière d’attraction des étudiants étrangers, afin de planifier plus efficacement la délivrance des permis d’études. Le rapport souligne également l’importance économique des étudiants étrangers qui travaillent pendant leurs études, contribuant ainsi à pallier la pénurie de main-d’œuvre.

Montréal reste l’attraction principale pour la majorité des étudiants étrangers, mais un quart d’entre eux choisissent de s’installer dans la région de Québec. Les établissements d’enseignement anglophones continuent également à attirer un nombre significatif d’étudiants étrangers.

Il est important de souligner que le rapport ne recommande pas l’établissement de quotas pour favoriser l’inscription au réseau francophone, mais plutôt une évaluation plus équitable des candidats étrangers en fonction de leur potentiel et de leur valeur pour la société canadienne. Le Québec aura ensuite la possibilité de sélectionner les candidats qui correspondent le mieux à ses objectifs d’immigration, en mettant l’accent sur la francophonie et les besoins du marché du travail.

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