Haïti : le transfert massif des policiers de Delmas, un aveu d’échec face au kidnapping
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La crise sécuritaire franchit un nouveau seuil à Delmas, où la flambée des kidnappings plonge la population dans la terreur. L’implication présumée d’agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) achève de briser le peu de confiance qui subsistait.
Un transfert qui sonne comme un aveu
La décision du directeur général Vladimir Paraison a provoqué un séisme institutionnel : mutation massive de tous les policiers de Delmas vers la province. Officiellement justifiée par une réorganisation, cette mesure est perçue comme un aveu tacite du haut commandement : le kidnapping à Delmas était facilité, voire exécuté, depuis les rangs mêmes de l’institution.
L’urgence de sanctions, pas de déplacements
Les rapports accablants du RNDDH et du BINUH documentent la connivence entre certains maillons de la chaîne sécuritaire et le grand banditisme. Déplacer les agents suspectés ne fait qu’exporter le problème. L’État doit agir :
· Le CSPN doit ordonner des suspensions conservatoires immédiates, un filtrage rigoureux et une révision critique du commandement.
· La Justice doit s’autosaisir, enquêter et poursuivre sans protection de grade.
· L’Inspection générale doit auditer les complicités logistiques et financières.
Sans sanctions exemplaires pour assainir la PNH, la rupture avec la population sera irrémédiable, laissant les citoyens sans recours face à l’industrie du kidnapping.

