« Libérer, libérer » sauf les Sœurs de Sainte-Croix ? Le maire Michel St-Croix face au privilège du Collège Regina
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Alors que la municipalité affichait une intransigeance implacable contre les occupations anarchiques des voies d’eau, une controverse explosive vient de fracturer le sommet de l’administration locale. Le maire Michel St‑Croix s’oppose avec la dernière énergie à la démolition partielle du Collège Regina une mesure pourtant enclenchée par le délégué Marc Présumé, qui met en cause une bâtisse édifiée directement sur une artère hydraulique maîtresse de la ville.
Ce refus cinglant du maire d’appliquer les ordonnances de déblaiement sidère et provoque une indignation légitime. Il y a quelques semaines à peine, ce même Michel St‑Croix saturait les unes en vociférant son slogan choc : « Libérer, libérer ! ». Une campagne brutale, sans état d’âme, destinée à réduire en gravats les constructions informelles jouxtant les canaux, au prétexte de juguler les inondations et de purger la cité.
Deux poids, deux mesures : un arbitraire éhonté
Cette posture soulève une interrogation fondamentale sur l’équité publique. Assistons‑nous à une politique du « deux poids, deux mesures », d’un cynisme accablant ?
· Une sévérité draconienne pour les plus vulnérables : Lors des opérations « Libérer, libérer », les familles miséreuses agrippées aux berges des canalisations n’ont obtenu ni clémence ni ultimatum. Leurs masures ont été rasées au bulldozer, au nom d’un prétendu respect intransigeant des normes urbanistiques.
· Une indulgence complice pour les institutions : Dès lors qu’il s’agit d’une entité influente comme le Collège Regina, la poigne municipale se mue en une protection inavouable d’intérêts privés, au mépris flagrant des risques sanitaires et structurels que fait peser un édifice bâti sur un collecteur d’évacuation.
Le mutisme assourdissant des autorités face à l’injustice sociale
En tentant d’entraver l’action du délégué Marc Présumé, le maire Michel St‑Croix adresse un signal funeste à ses administrés : la loi et la sauvegarde publique varieraient selon le rang social ou le réseau d’influence des contrevenants.
La population exige aujourd’hui des clarifications immédiates. Pourquoi les principes d’assainissement défendus hier avec une férocité aveugle contre les plus démunis sont‑ils subitement piétinés ? Le maire doit répondre devant ses concitoyens et démontrer que la loi n’est pas un instrument de discrimination sociale, mais bien un rempart égal pour tous.

