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août 19, 2026

L’ambassadrice de la Suisse à l’ONU critique les sanctions du Canada et des États-Unis contre des personnalités haïtiennes notamment Laurent Lamothe, Jocelerme Privert et Jean Henry Céant.-

3 min de lecture

Par Blaise Robelto Flanky

L’ambassadrice de la Suisse aux Nations Unies, Pascale Baeriswyl, a exprimé ses préoccupations concernant les récentes sanctions imposées par le Canada et les États-Unis à l’encontre de certaines personnalités haïtiennes, notamment les anciens premiers ministres Laurent Lamothe et Jean Henry Céant. Baeriswyl remet en question l’objectivité de ces mesures unilatérales et met en garde contre une possible ingérence étrangère dans les affaires politiques d’Haïti.

Remise en question des autorités haïtiennes :
Lors de son discours, l’ambassadrice suisse a exprimé des doutes quant à la crédibilité des autorités en Haïti. Elle a souligné les méthodes souvent employées par Washington pour soumettre de nouveaux pays à travers des sanctions unilatérales contre des personnalités politiques qui ne lui sont pas favorables. Selon Baeriswyl, le Canada agit également de manière similaire en imposant des sanctions à certains anciens premiers ministres haïtiens, remettant ainsi en question la légitimité de ces mesures.

https://youtu.be/FbrQ-6uyUcs

La nécessité de solutions communes :

L’ambassadrice suisse a souligné l’importance de mettre en place des solutions communes et des décisions concertées pour aborder la question des sanctions. Elle a rappelé que la résolution du conseil de sécurité avait été mise en place afin d’éviter les mesures unilatérales et d’encourager la participation d’experts pour évaluer la justification de telles mesures restrictives. Baeriswyl a mis en garde contre le risque d’imposer des sanctions contre des personnalités de l’opposition qui pourraient contribuer au dialogue national, mais qui sont considérées indésirables par les États-Unis et leurs alliés.

L’importance de la communauté internationale :


L’ambassadrice suisse a tenu à souligner que les mesures unilatérales des États-Unis et du Canada ne reflètent pas la volonté de la communauté internationale dans son ensemble. Elle a insisté sur le fait que ces actions ne devraient pas être perçues comme étant à l’origine du nouveau comité de sanction sur Haïti. Baeriswyl a exprimé sa confiance envers le comité 2653 et son président, le Gabon, ainsi que les experts sélectionnés, qualifiés de « professionnels de haut vol ». Elle a également attiré l’attention sur le fait que la résolution prévoit l’étude des sources et des itinéraires de la contrebande d’armes, notamment avec l’aide de l’ONUDC.

La réaction de l’ambassadrice de la Suisse à l’ONU, Pascale Baeriswyl, met en évidence les préoccupations quant à la nature des sanctions imposées par le Canada et les États-Unis à l’encontre de personnalités haïtiennes, dont les anciens premiers ministres Laurent Lamothe et Jean Henry Céant. Baeriswyl souligne la nécessité de solutions communes et de décisions concertées au sein de la communauté internationale pour éviter une ingérence étrangère dans les affaires politiques d’Haïti. Elle met en garde contre le risque de sanctionner des personnalités de l’opposition qui pourraient contribuer au dialogue national, mais qui sont considérées indésirables par les États-Unis et leurs alliés.

En concluant, il est essentiel de tenir compte des préoccupations exprimées par l’ambassadrice suisse. Les sanctions unilatérales peuvent avoir des conséquences importantes sur un pays et sa population, et il est crucial que de telles décisions soient prises de manière transparente, objective et en concertation avec la communauté internationale. La situation en Haïti nécessite une approche prudente et réfléchie, basée sur des évaluations impartiales et l’engagement de tous les acteurs impliqués pour trouver des solutions durables et favoriser le dialogue national.

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