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août 1, 2026

Pourquoi la ministre Ketleen Florestal évite-t-elle de dévoiler toute la vérité sur l’annulation de la dette PetroCaribe ?

4 min de lecture

Le paiement de la dette PetroCaribe a créé 4 nouveaux millionnaires en Haïti

Alors que la La dame au chapeau noir, ministre de l’Économie et des Finances, Ketleen Florestal, a récemment confirmé l’annulation d’une partie de la dette PetroCaribe, le manque de transparence autour de cette affaire soulève de graves interrogations. Selon ses déclarations, Haïti ne doit plus 2,2 milliards de dollars au Venezuela, après un paiement de 500 millions de dollars. Cependant, les détails de cette transaction restent vagues, et les implications financières et politiques sont soigneusement éludées, comme si la population haïtienne n’avait pas droit à une explication claire et complète.

Pourquoi ce silence sur les conditions réelles de ce transfert et ses acteurs clés ? Des questions se posent, notamment sur l’enrichissement soudain de plusieurs hauts fonctionnaires impliqués dans cette affaire. Selon des sources concordantes, cette transaction aurait permis à des personnalités comme Michel Patrick Boisvert, ancien ministre de l’Économie et des Finances, Ronald Gabriel, actuel gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), et même Jean Victor Geneus, ancien ministre des Affaires étrangères, de devenir millionnaires. Ce sont des commissions prélevées directement sur les 500 millions de dollars venant du Venezuela qui ont permis à ces hommes de devenir millionnaires. Ces montants, reçus en échange de leur implication dans la transaction, expliquent l’enrichissement soudain de plusieurs hauts fonctionnaires haïtiens.

Michel Patrick Boisvert et Ronald Gabriel, grâce à des passeports diplomatiques attribués par Jean Victor Geneus, auraient effectué des voyages discrets au Venezuela, accompagnés par le puissant lobbyiste vénézuélien Temir Porras Ponceleón. Ces voyages, facilités dans la plus grande confidentialité, soulèvent des soupçons sur la véritable nature des transactions qui ont eu lieu entre Haïti et le Venezuela. Selon certaines allégations, ces hauts fonctionnaires auraient reçu d’importantes sommes d’argent en guise de commissions secrètes, devenant ainsi millionnaires grâce à l’accord de remboursement partiel de la dette PetroCaribe.

La ministre Ketleen Florestal, en communiquant vaguement sur cette annulation de dette, semble volontairement éviter d’évoquer ces aspects troublants. Elle s’est contentée d’annoncer l’annulation d’une partie de la dette sans offrir de détails sur les mécanismes et les acteurs derrière ce transfert. Pourquoi tant de silence sur les 500 millions de dollars qui ont permis à ces fonctionnaires de s’enrichir ?

L’implication de Temir Porras Ponceleón, ancien conseiller diplomatique de Hugo Chavez et négociateur clé de nombreux accords internationaux pour le Venezuela, ajoute une couche de complexité à cette affaire. Sa participation active aux voyages de Boisvert et Gabriel laisse penser qu’il a joué un rôle important dans la facilitation de cette transaction. Pourtant, ces détails ne sont jamais mentionnés par les autorités haïtiennes, comme si tout devait rester dans l’ombre.

L’attribution de passeports diplomatiques à Boisvert et Gabriel, une mesure exceptionnelle et non justifiée publiquement, renforce l’impression d’un réseau d’intérêts personnels qui gravitent autour de cette affaire. Ces passeports, qui leur ont permis de voyager discrètement, auraient servi à dissimuler la nature réelle des transactions effectuées avec le Venezuela. Qu’en est-il de la responsabilité du gouvernement de l’époque ? Pourquoi la ministre de l’Économie et des Finances, actuelle détentrice de ces portefeuilles sensibles, ne fournit-elle pas davantage d’explications ?

Le peuple haïtien, qui a été témoin des manipulations et des attaques politiques autour du fameux slogan “Kot Kob PetroCaribe a” pendant des années, mérite de connaître la vérité réelle de ces 500 millions de dollars. Alors que le pays traverse une crise économique sévère, ces fonds, qui auraient dû être utilisés pour le développement national, semblent avoir permis à certains fonctionnaires de s’enrichir personnellement. Cette transaction douteuse, qui laisse planer l’ombre de la corruption, ne peut rester sans réponse.

Ketleen Florestal et le gouvernement haïtien doivent cesser de se dérober et fournir des réponses claires et transparentes. Le peuple haïtien ne peut pas continuer à être tenu dans l’ignorance des affaires qui concernent ses propres finances publiques, surtout quand il s’agit de sommes aussi importantes. La gestion de cette dette PetroCaribe doit être complètement élucidée, et les responsables des possibles malversations doivent rendre des comptes.

Il est impératif que des enquêtes indépendantes soient menées pour déterminer les véritables bénéficiaires de cette transaction et pour faire la lumière sur les passeports diplomatiques attribués en secret. Le silence des autorités ne peut plus durer, car il alimente la frustration d’une population en quête de justice et de vérité.

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