Carburant de mauvaise qualité : le secteur privé accusé, l’État aux abonnés absents
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Depuis plusieurs semaines, des pannes mécaniques anormales frappent automobilistes, propriétaires de génératrices et chauffeurs de transport public. En cause, selon de nombreux consommateurs, la mise en circulation d’un carburant de très mauvaise qualité, potentiellement frelaté ou altéré, qui endommage moteurs et systèmes d’injection.
Le secteur privé pointé du doigt
L’importation et la distribution des produits pétroliers, contrôlées par des acteurs du secteur privé, se retrouvent au cœur de la controverse. De nombreux consommateurs pointent du doigt les entreprises d’importation et les réseaux de distribution, qu’ils accusent de négligence grave ou de rechercher le profit au détriment des normes élémentaires de qualité.
Pour les propriétaires de véhicules, la facture est salée. Bougies encrassées, pompes à carburant grillées, injecteurs bouchés : les réparations se chiffrent en dizaines de milliers de gourdes, un fardeau financier insupportable dans un contexte socio-économique déjà asphyxiant.
Le ministère du Commerce et de l’Industrie en question
Face à ce désastre, le sentiment de révolte est amplifié par l’inaction perçue des autorités régulatrices. Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), dirigé par le ministre James Monazard, dispose pourtant du mandat légal pour inspecter les marchandises importées, contrôler les normes de qualité et protéger les droits des consommateurs.
La population dénonce un laisser-faire inacceptable. Alors que les autorités sont censées exercer une surveillance rigoureuse sur les terminaux et les stations-service, les consommateurs se sentent livrés à eux-mêmes, sans recours ni garantie.
Sans une intervention ferme et transparente de l’État pour réguler le secteur et assumer ses responsabilités de contrôle, la confiance déjà fragile entre la population, le secteur privé et l’administration publique continuera de s’effondrer.

