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août 1, 2026

La Suède envisage de révoquer la citoyenneté des criminels menaçant la sécurité nationale

2 min de lecture

La Suède s’apprête à adopter une mesure inédite en matière de sécurité nationale et d’immigration : révoquer la citoyenneté des individus ayant une double nationalité, s’ils sont reconnus coupables de crimes graves tels que le terrorisme, la corruption ou d’autres atteintes à la sécurité nationale.

Des gangs toujours intouchables

Cependant, cette mesure controversée laisse de côté un problème brûlant : les chefs de gangs criminels, qui restent pour l’instant hors de portée de cette réforme. En effet, les politiciens n’ont pas réussi à s’entendre sur les modalités de gestion de ces groupes violents, qui contribuent à l’escalade des crimes dans le pays.

Des règles de citoyenneté plus strictes

En parallèle, le gouvernement suédois durcit les critères pour obtenir la citoyenneté. Les candidats devront désormais :

• Résider en Suède pendant au moins huit ans.

• Réussir des tests de langue.

• Prouver qu’ils ne constituent pas une menace pour la sécurité nationale.

Cette réforme vise à renforcer l’importance de la citoyenneté suédoise, selon le ministre des Migrations, Johan Forssell, qui déclare :

« Nous allons construire une Suède soudée, où la citoyenneté suédoise compte davantage. »

Une politique qui divise

La volonté de révoquer la citoyenneté pour les crimes contre la sécurité nationale est saluée par certains comme une étape cruciale pour protéger le pays. D’autres y voient une mesure discriminatoire, susceptible d’accroître les tensions dans une société déjà marquée par des débats sur l’immigration et l’intégration.

Pour les critiques, l’exclusion des chefs de gangs de ces nouvelles règles reflète une incohérence. « Comment peut-on cibler les crimes liés au terrorisme et à la corruption, tout en laissant de côté les groupes criminels qui terrorisent nos communautés ? » s’interroge un expert en politique de sécurité.

Une Suède pour ceux qui respectent les règles

Avec cette réforme, le gouvernement suédois envoie un message clair : la citoyenneté n’est pas un droit acquis, mais un privilège pour ceux qui respectent les lois et les valeurs du pays.

Reste à voir si cette politique contribuera à bâtir la « Suède soudée » que prône Johan Forssell ou si elle divisera encore davantage un pays déjà confronté à de nombreux défis sociaux et sécuritaires.

Source : BBC

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