Cap-Haïtien : colère des marchands de rue face aux promesses non tenues d’Alix Didier Fils-Aimé et Michel Saint-Croix
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Face à l’inaction des autorités et à l’exacerbation des tensions sur le terrain, les petits marchands de rue du Cap-Haïtien dénoncent l’absence de mesures concrètes pour la construction du nouveau marché moderne promis à la population. Ils exigent également l’arrêt immédiat des actions de répression municipale.
Des engagements publics restés sans suite, lors de son récent déplacement dans la deuxième ville du pays, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’était formellement engagé à allouer les fonds nécessaires pour doter la commune d’un marché moderne. À la suite de cette annonce, le maire Michel Saint-Croix avait publiquement confirmé à la presse la réception effective de cette enveloppe financière.
Cependant, deux mois après ces déclarations officielles aucun chantier d’aménagement ou de construction n’a été lancé ;
aucune clarification n’a été apportée sur l’affectation réelle des fonds ou sur leur calendrier d’utilisation ;
la pression exercée sur le terrain par les agents municipaux à l’encontre des vendeurs de rue s’est intensifiée de manière jugée disproportionnée.
Avertissement sur le processus électoral dans le Nord
Réunis massivement dans les rues de la ville pour faire entendre leurs revendications, les commerçants du secteur informel rappellent qu’ils constituent un maillon essentiel de l’économie locale. Faute d’espaces adéquats et sécurisés pour exercer leur activité de subsistance, les protestataires avertissent formellement qu’aucune échéance électorale ne pourra se dérouler sereinement dans la cité christophienne.
Revendications prioritaires
Les marchands réclament, dans les plus brefs délais, la transparence totale sur la gestion et l’utilisation des fonds alloués à la mairie du Cap-Haïtien pour le projet de marché moderne
la mise en place d’un plan de relocalisation concerté avant toute mesure d’évacuation des espaces publics
la suspension immédiate des opérations coercitives menées par les agents municipale à l’encontre des travailleurs de rue.

