Haïti – Kenscoff à feu et à sang : la lâcheté du pouvoir livre la population aux gangs
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Alors que la commune de Kenscoff est plongée dans un bain de sang, le pouvoir exécutif et les hauts gradés de la police sont accusés de lâcheté et d’incompétence. Les bandes armées, qui tuent, incendient et prennent en otage des civils, dictent désormais la loi.
Selon des informations alarmantes, le bilan humain serait dramatique : plus d’une cinquantaine de personnes auraient été froidement assassinées par les criminels, et une vingtaine d’habitations ont été réduites en cendres. Pendant ce temps, les preneurs d’otages se livrent à un exercice de propagande macabre en publiant des vidéos montrant leurs victimes, défiant ouvertement les autorités.
Face à cette tragédie, la réponse de l’État est qualifiée de « honteuse » par les observateurs. Le gouvernement se contente de simples « communications », tandis que le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH) se livre à un véritable « one-man-show », bien loin des opérations de terrain nécessaires pour protéger la population.
Pire encore, la visite du numéro un de la Police Nationale d’Haïti, Vladimir Paraison, sur les lieux du drame, s’apparente à une mascarade. Ce dernier se limite à des annonces creuses, sans aucune opération de grande envergure pour déloger les assaillants. Son attitude, décrite comme celle d’un « matuvu » (faisant la sourde oreille), illustre une déconnexion totale avec la détresse des citoyens.
Alors que le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, adopte une posture de « Ponce Pilate » en se lavant les mains de la situation, la colère gronde. La classe politique est sévèrement pointée du doigt : « Nos dirigeants n’ont ni la qualification ni la compétence pour diriger le pays ».
L’incapacité chronique de l’exécutif à endiguer la violence des gangs laisse craindre le pire pour les otages et pour la sécurité nationale.

