Haïti : le CEP et le pouvoir d’Alix Didier Fils Aimé en difficulté, l’échéance du 13 décembre en suspens
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Le Conseil électoral provisoire (CEP) et les autorités en place se trouvent en mauvaise posture. Plutôt que de proclamer officiellement l’ajournement des élections, l’instance chargée d’organiser le scrutin paraît choisir la temporisation en repoussant au 31 octobre l’échéance fixée pour le dépôt des candidatures. Par ce geste, le Conseil électoral cherche manifestement à gagner du temps, à laisser filer les jours et à retarder le moment de vérité. Mais le temps, lui, finit toujours par rattraper ceux qui tentent de l’apprivoiser.
Le chef du gouvernement de fait, Alix Didier Fils-Aimé, semble quant à lui redouter d’admettre publiquement que les élections seront reportées. Cette reconnaissance officielle pourrait en effet le contraindre à abandonner ses fonctions. La situation devient donc de plus en plus délicate, aussi bien pour le pouvoir en place que pour le CEP, qui ne parvient plus à gérer cette accumulation de reports, de décalages et de rendez-vous manqués.
À force de repousser les échéances les unes après les autres, les autorités perdent peu à peu leur crédibilité. Chaque nouveau délai affaiblit un peu plus leur parole et nourrit le doute sur leur capacité à conduire le processus électoral à son terme. Le pouvoir de fait dirigé par Alix Didier Fils-Aimé apparaît désormais comme un pouvoir aux jours comptés. Si le scrutin ne se tient pas le 13 décembre, le Premier ministre de facto sera contraint de quitter ses fonctions.

