En France, le ras-le-bol s’étend : lycéens, pompiers et agriculteurs expriment le grand malaise des services publics
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Lycéens, pompiers, agriculteurs, une triple colère met les services publics à l’épreuve
Une vague de mécontentement social traverse la France. Lycéens, sapeurs-pompiers et agriculteurs se mobilisent simultanément, ravivant les débats sur l’état des services publics sous la Vᵉ République.
Dans plusieurs régions, des lycéens bloquent des établissements pour dénoncer le manque d’enseignants non remplacés, les cours annulés et les classes surchargées. Ils réclament l’affectation immédiate de professeurs, des effectifs réduits, davantage d’AESH et de personnels de vie scolaire, ainsi qu’une remise en état des locaux. Ils contestent aussi Parcoursup, jugé anxiogène.
Sapeurs-pompiers. Les effectifs de secours dénoncent un surcroît d’activité permanent et un sous-effectif chronique. Ils demandent des milliers de postes de professionnels, une revalorisation des grilles et de la prime de feu, la prise en compte de la pénibilité, le renouvellement des véhicules et équipements, et le maintien d’un départ anticipé.
Agriculture. Les agriculteurs reprennent blocages et cortèges de tracteurs contre la baisse des revenus, les normes et la concurrence internationale. Ils exigent l’application stricte de la loi EGalim, le rejet des accords de libre-échange comme UE-Mercosur, une simplification administrative et le maintien d’aides fiscales et d’urgence.
Cette convergence des luttes interpelle la capacité d’écoute du gouvernement et la solidité des institutions. Pour l’exécutif, le défi est de répondre à des revendications budgétaires et structurelles lourdes dans un contexte financier tendu.

