Affaire Isidor en République Dominicaine : Comment Raina Forbin et Fritz Longchamp ont trahi la diplomatie haïtienne
3 min de lecture
Face au durcissement des autorités dominicaines et au soutien affiché de leur présidence envers leurs institutions, la diplomatie haïtienne donne une nouvelle fois le spectacle de sa déroute. De l’ambassade à Saint-Domingue à la chancellerie, c’est une même absence de leadership, de dignité et de compétence qui éclate au grand jour.
Saint-Domingue, encore. L’épisode récent autour du joueur haïtien Wilson Isidor et la réaction de l’ambassade d’Haïti en République dominicaine ne sont pas de simples erreurs de parcours. Ils révèlent une carence criante, celle d’une diplomatie sans cap, sans colonne vertébrale et sans volonté réelle de protéger ses ressortissants.
Fritz Longchamp, le choix du renoncement
Alors qu’il incombait à la représentation diplomatique d’assurer la protection morale et politique de ses ressortissants face à la pression institutionnelle dominicaine, l’ambassadeur Fritz Longchamp a choisi la soumission. En se désolidarisant publiquement de Wilson Isidor, la diplomatie haïtienne n’a pas cherché à désamorcer une crise avec hauteur : elle s’est pliée aux exigences extérieures, au détriment de ses propres citoyens.
Cette posture s’apparente à un abandon de poste symbolique. L’attitude de M. Longchamp traduit une incapacité flagrante à incarner la souveraineté nationale et à tenir tête aux hostilités répétées. Plutôt que d’être le bouclier des Haïtiens en République dominicaine, l’ambassade est devenue, sous sa direction, un simple organe d’alignement sur les positions de Saint-Domingue. Une telle gestion pose directement la question de son maintien à des fonctions qui exigent fermeté et patriotisme.
Raina Forbin : une chancellerie déconnectée des enjeux
Ce manquement de l’ambassade n’est que le symptôme d’un mal plus profond, enraciné au sommet du ministère des Affaires étrangères. Sous la direction de la ministre Raina Forbin, la chancellerie fait preuve d’un amateurisme consternant.
Porter un titre ne suffit pas pour conduire la politique extérieure d’un État, encore faut-il maîtriser les rapports de force et vouloir imposer le respect de la nation.
La gestion actuelle souffre d’un vide stratégique alarmant
Incapacité à recadrer les provocations : aucune réponse ferme lorsque les droits ou la dignité des Haïtiens sont bafoués à l’étranger.
Absence de directives claires : l’alignement systématique des ambassades sur les exigences hostiles prouve le manque de contrôle et d’orientations patriotiques venant de la chancellerie.
Dévaluation de la fonction diplomatique, l’appareil d’État apparaît vidé de toute substance, réduit à des apparences dépourvues d’efficacité réelle.
Un assainissement immédiat
Les citoyens haïtiens ne peuvent plus tolérer que leur pays soit représenté par des cadres incapables de défendre l’honneur national. Il est devenu impératif que Fritz Longchamp soit démis de ses fonctions diplomatiques et que la gestion du ministère dirigé par Raina Forbin soit sévèrement remise en question.
Haïti ne pourra restaurer sa dignité sur la scène internationale qu’en écartant ceux qui faillissent à leur devoir. Le pays a besoin de femmes et d’hommes d’État dotés de compétence, de courage et de rigueur, capables de faire respecter la nation et de stopper la spirale des humiliations diplomatiques.

