À propos de Haïti Premier

Haïti Premier est un média numérique indépendant qui place l'information au cœur de son engagement. Notre vocation est d'offrir une couverture rapide, rigoureuse et impartiale de l'actualité haïtienne, caribéenne et internationale, afin de permettre à chacun de comprendre les événements qui façonnent notre époque.

Chaque jour, notre rédaction décrypte les faits, enquête sur les sujets d'intérêt public et met en lumière les réalités politiques, économiques, sociales, judiciaires, sécuritaires, culturelles, sportives et technologiques qui influencent la vie des Haïtiens, tant au pays qu'au sein de la diaspora.

À une époque où la désinformation se propage rapidement, Haïti Premier fait le choix de l'exactitude, de la vérification des sources et de l'indépendance éditoriale. Nous croyons qu'une information crédible est un pilier essentiel de la démocratie, du développement et de la participation citoyenne.

Plus qu'un média, Haïti Premier est une plateforme d'information, d'analyse et de réflexion qui donne la parole aux acteurs de la société, valorise les initiatives porteuses de changement et rapproche Haïti du reste du monde.

Notre ambition est claire : devenir la référence incontournable de l'information haïtienne, en proposant un journalisme moderne, exigeant et accessible, fondé sur la vérité, la transparence et l'intérêt général.

Haïti Premier – L'info qui nous unit.

septembre 3, 2026

Le face-à-face Céant-Moïse : le naufrage d’une classe politique dépassée

2 min de lecture

Ce matin, les auditeurs de Radio Méga ont assisté à un échange particulièrement affligeant. Invités sur les ondes pour débattre de l’avenir de la nation, Moïse Jean-Charles et Jean-Henri Céant ont offert un spectacle décevant, loin de la stature attendue de leaders de partis politiques.


D’un côté, l’ancien Premier ministre Jean-Henri Céant s’est posé en défenseur du pouvoir en place. Portant la voix du groupement Viktwa perçu par de nombreux observateurs comme le poulain du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, Céant maintient qu’il est possible d’organiser des élections dans le contexte actuel. Une position qui défie le bon sens au vu de l’insécurité suffocante qui paralyse le territoire. De l’autre côté, Moïse Jean-Charles, inflexible depuis la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), continue d’exiger le départ immédiat du Chef du gouvernement.

Le leader de Pitit Dessalines dénonce au passage des contrats jugés faramineux signés par l’exécutif avec des firmes américaines, accusées de brader les ressources stratégiques du pays pour plusieurs décennies.


Ce face-à-face met en lumière un paradoxe révoltant. Alors que les groupes armés ont su s’unir pour défendre leurs intérêts criminels et consolider leur emprise sur la capitale, la classe politique, qui devrait assumer la responsabilité historique de redresser la barque nationale, s’enfonce dans une tourmente honteuse. Aveuglés par des luttes de clocher et des appétits personnels, ces dirigeants de seconde zone continuent de diviser pendant que le pays meurt à petit feu.


La politique pratiquée par cette élite discréditée a fini par briser le dernier rempart des citoyens : l’espoir. Une interrogation cruciale demeure : où est la population dans ce jeu de dupes ?

Quel avenir reste-t-il possible pour Haïti lorsque ses prétendus sauveurs étalent quotidiennement leur incapacité à extirper la nation de ce marasme politique et social ?


Chaque intervention médiatique confirme le fossé abyssal entre les priorités des élites et la détresse de la population. Sans un sursaut citoyen pour balayer cette classe politique dépassée, le pays restera prisonnier d’un chaos orchestré par ceux-là mêmes qui prétendent le gouverner.

Auteur/autrice

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lu

© 2026 HaitiPremier. Tous droits réservés. Toute reproduction, même partielle, est interdite sans autorisation.