Haïti-Élection : quand le scandale du référendum entache les ambitions politiques de Joram Vixamar
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Alors que la crise sociopolitique continue d’asphyxier Haïti, la gestion des fonds publics se retrouve, une fois de plus, au cœur de la tourmente. Une vive polémique enfle autour de la disparition des sommes allouées au comité de pilotage du référendum constitutionnel, autrefois présidé par Enex Jean-Charles. Aujourd’hui, l’absence totale de rapport financier sur l’utilisation de cet argent public indigne, au moment même où Joram Vixamar cherche à se positionner comme candidat à la présidence.
Des fonds publics volatilisés, sans la moindre explication
L’argent injecté dans l’organisation de ce projet référendaire appartenait au peuple haïtien. Pourtant, des mois après la fin des activités dudit comité, aucun bilan comptable n’a été rendu public. Cette opacité nourrit de fortes présomptions de détournement et d’enrichissement illicite. Pour une grande partie de l’opinion et de la société civile, l’exigence est limpide : avant toute ambition politique, un rapport financier détaillé doit être présenté.
Une ascension politique sous le sceau de la controverse
Malgré l’absence de reddition de comptes, Joram Vixamar poursuit son cheminement politique. Se présentant comme une figure de la jeunesse, il s’appuie sur le mouvement des Universités Publiques en Région (UPR) pour légitimer sa démarche et briguer la magistrature suprême. Son proximité avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé renforce l’image d’un positionnement opportuniste au sein de l’appareil d’État, bien éloigné des idéaux de rupture et d’intégrité tant espérés par la population.
Une jeunesse politique sous le poids du désenchantement
Pour de nombreux observateurs, le cas de Joram Vixamar incarne le drame d’une transition politique ratée. Alors que la jeunesse était censée porter le renouveau éthique et raviver l’espoir d’une nation minée par la corruption, l’émergence de nouveaux acteurs calqués sur les pratiques de l’ancienne garde engendre un profond désabusement.
La lutte contre l’impunité impose que la lumière soit faite sur chaque centime dépensé au nom de l’État. Sans reddition de comptes sur la gestion du référendum, les ambitions présidentielles de Joram Vixamar continueront de se heurter au mur de la suspicion et de la méfiance populaire.

