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août 26, 2026

Crise politique en Haïti : les parties prenantes exigent le respect des engagements.-

2 min de lecture

Port-au-Prince, le 13 avril 2024 – La situation politique en Haïti demeure tendue alors que les représentant.e.s des organisations politiques, économiques, religieuses et de la société civile ont exprimé leur profonde préoccupation quant aux récentes décisions du gouvernement.

Réunies sous l’égide de la CARICOM, ces parties prenantes ont signé l’Accord pour une Transition Pacifique et Ordonnée le 3 avril 2024, dans l’espoir de stabiliser le pays après des mois de tumulte.

Cependant, le décret publié le 12 avril 2024 par le gouvernement présidé par le Premier Ministre empêché, le Dr Ariel Henry, a suscité un tollé parmi les signataires de l’accord. Ces derniers dénoncent vigoureusement les modifications apportées au projet consensuel d’un exécutif bicéphale, tel qu’établi par le Conseil Présidentiel de Transition.

En effet, les organisations impliquées dans le processus de dialogue ont exprimé leur désaccord avec plusieurs points du décret du 12 avril 2024. Ils soulignent notamment le non-respect des engagements précédemment convenus, ainsi que l’omission de mentionner l’Accord politique du 3 avril 2024 dans le décret.

Ces parties prenantes rappellent que les circonstances exceptionnelles qui ont conduit à l’accession au pouvoir du Premier Ministre Ariel Henry ont été consignées dans des accords antérieurs, rendant nécessaire la publication de l’Accord du 3 avril 2024 pour établir un cadre de transition pacifique et ordonnée.

En outre, les signataires insistent sur la nécessité de respecter le consensus construit depuis le 11 mars 2024, qui a abouti à la signature de l’Accord pour une Transition Pacifique et Ordonnée. Ils demandent que des mesures concrètes soient prises pour assurer la mise en œuvre effective de cet accord, y compris la publication dans Le Moniteur, l’installation du Conseil Présidentiel de Transition et la mise en place de commissions de passation de pouvoirs bipartites.

Face à cette impasse politique, les parties prenantes restent déterminées à défendre les intérêts du peuple haïtien et à œuvrer en faveur d’une transition démocratique et pacifique. Le respect des engagements pris lors des négociations et la mise en place d’institutions stables sont essentiels pour restaurer la stabilité et la confiance dans le pays.

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