L’homme politique et avocat André Michel accuse des partis proches du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de vouloir placer le Conseil électoral provisoire (CEP) sous contrôle gouvernemental à travers une modification de sa structure administrative.
Dans une publication diffusée sur X, André Michel affirme que des partis signataires du Pacte pour la stabilité et l’organisation des élections proposent de remplacer le directeur exécutif du CEP par un directeur général nommé en Conseil des ministres.
Selon lui, ce futur responsable serait placé sous la tutelle politique du gouvernement, ce qui constituerait, affirme-t-il, une atteinte à l’indépendance de l’institution électorale.
L’opposant parle d’une « manœuvre » visant à permettre au pouvoir de contrôler la machine électorale à l’approche des prochaines élections. Il estime également que cette proposition pourrait provoquer des complications et retarder davantage le processus électoral.
Ces déclarations interviennent dans un contexte déjà marqué par des tensions autour du décret électoral et des discussions sur les conditions d’organisation du futur scrutin.
André Michel affirme par ailleurs que cette initiative renforce les doutes de plusieurs secteurs sur la volonté réelle du gouvernement d’organiser les élections cette année.
