Démission de Jean Ernst Muscadin : le ministre de la Justice accepte, mais l’éligibilité reste en question
2 min de lecture
La réponse du ministre de la Justice informant Jean Ernst Muscadin qu’il accepte sa démission. Le candidat à la présidence sous la bannière du FCN avait finalement remis sa démission, mettant fin à une situation bloquante pour le dépôt de son dossier au bureau du BED de l’Ouest 1.
Selon nos informations, Jean Ernst Muscadin ne disposait pas du document de démission nécessaire pour compléter son dossier de candidature. Le BED de l’Ouest 1 avait refusé de recevoir ses pièces en application de l’article 155 du décret électoral, qui stipule que « tout dossier de candidature qui manque d’une pièce exigible est déclaré irrecevable par le BEC et le BED ». Cet article prévoit également que le président du BEC ou du BED qui reçoit et transmet un dossier incomplet encourt la révocation immédiate, sans préjudice des sanctions civiles et pénales.
Avec l’acceptation de sa démission par le ministre de la Justice, cet obstacle est désormais levé et son dossier peut être reçu. Toutefois, une incertitude demeure quant à son maintien dans la course électorale. L’alinéa 13 de l’article 154 du décret électoral impose en effet au candidat de démissionner avant la période d’inscription. Or, la lettre de démission de Jean Ernst Muscadin, commissaire du gouvernement de Miragoâne, est datée du 29 octobre 2026, soit environ un mois avant la clôture des inscriptions.
Malgré cette démission, le débat reste donc ouvert quant au respect des conditions d’éligibilité et à la validité de sa candidature. Les instances électorales compétentes seront amenées à se prononcer sur ce point.

