Haiti – Tribune de l’ONU : Alix Didier Fils-Aimé, 50 secondes pour couler l’image d’Haïti, le triste spectacle de l’incompétence gouvernementale
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Alors que la nation haïtienne traverse une crise multidimensionnelle sans précédent, ses dirigeants offrent au monde le spectacle affligeant d’une élite incapable de maîtriser les bases les plus élémentaires de la communication. Le discours du Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, à la tribune des Nations unies, en est la preuve éclatante.
La scène se passe à la tribune de l’ONU, un lieu où chaque mot prononcé par un chef de gouvernement est pesé, scruté et analysé par la communauté internationale. Mais dès la cinquantième seconde de son intervention, Alix Didier Fils-Aimé brise toute illusion de compétence. « Je mesure la poids de l’histoire », déclare-t-il, commettant un accord grammatical erroné qui transforme un moment solennel en une scène de récitation d’écolier pris en défaut par son professeur.
Ce lapsus sur le genre du mot « poids » n’est pas une simple erreur anodine. Il révèle une réalité bien plus sombre, celle d’un Premier ministre qui, visiblement, découvre le texte qu’il lit, ce genre de bafouille rappelle douloureusement les difficultés chroniques de certains ministres à simplement lire un discours qui leur a été préparé. Lire, articuler et comprendre un texte devrait être le strict minimum pour quiconque prétend diriger un pays.
Mais comment s’étonner de l’incurie du Premier ministre quand son propre gouvernement semble être un théâtre d’improvisation permanente ? Ce moment de gêne à la tribune onusienne n’est que la face émergée d’un iceberg d’incompétence. Il renvoie l’image d’un pouvoir déconnecté des réalités, où l’on confie les rênes de l’État à des individus qui semblent dépassés par la charge, incapables de porter un message de dignité et de rigueur.
Sur la scène internationale, l’image est désastreuse. Comment Haïti peut-elle espérer mobiliser le soutien de la communauté internationale, attirer des investissements ou inspirer le respect, quand ses représentants exposent une telle méconnaissance des fondamentaux de la langue française ? La crédibilité d’une nation se forge aussi par la prestance et la maîtrise de ses dirigeants. En ce jour, Haïti a perdu une bataille de plus, non pas sur le terrain diplomatique, mais sur celui de la simple dignité intellectuelle.
Ce triste épisode laisse un goût amer. « Voilà le visage de nos dirigeants. » Un visage marqué par l’improvisation, l’absence de préparation et une incompétence qui, malheureusement, coûte cher à tout un peuple.

