New York – Une salle quasi vide à l’ONU : le boycott historique subit par Benjamin Netanyahu fait le tour du monde
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L’image restera dans les annales de la diplomatie internationale. Vendredi après-midi, dans la grande salle de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, un silence pesant a précédé le discours très attendu du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Au moment précis où ce dernier s’est dirigé vers la tribune, la grande majorité des délégations diplomatiques a quitté l’enceinte dans un mouvement de protestation coordonné, laissant derrière elle un hémicycle presque vide.
Alors que le chef du gouvernement israélien s’apprêtait à prendre la parole dans le cadre du débat général annuel, des dizaines de diplomates, représentants et chefs d’État et de gouvernement venus d’Afrique, d’Amérique latine, du monde arabe et de plusieurs pays européens se sont levés d’un même élan. En quelques secondes, le flux ininterrompu de délégués quittant la salle a transformé le cœur de la diplomatie mondiale en une vaste mer de fauteuils verts inoccupés.
Seules quelques délégations, notamment celle des États-Unis et une poignée de pays alliés, sont restées assises au milieu de travées désertes.
« Nous n’avons jamais vu une telle unité dans le refus d’écouter un dirigeant en exercice », a confié, sous couvert d’anonymat, un diplomate vétéran présent au siège de l’ONU. « Ce n’était pas un simple retard ni une pause technique : c’était un message politique délibéré. »
Un symbole de fracture diplomatique
Ce boycott massif intervient dans un climat de tensions extrêmes et de vives critiques internationales sur la conduite de la guerre à Gaza et l’escalade des hostilités dans la région. Pour la plupart des pays ayant quitté la salle, ce geste symbolique visait à marquer une opposition ferme à la politique du gouvernement israélien et au bilan humain du conflit.
Malgré un auditoire réduit à sa plus simple expression et un calme inhabituel dans l’enceinte, Benjamin Netanyahu a prononcé l’intégralité de son discours. S’exprimant devant une salle aux trois quarts vide, le Premier ministre a maintenu un ton offensif, défendant fermement les actions militaires d’Israël et dénonçant ce qu’il a qualifié de « deux poids, deux mesures » et de « mascarade » au sein des Nations unies.
Une image historique
Si les boycotts ciblés sont une pratique courante dans les couloirs de l’ONU, l’ampleur de celui-ci constitue un tournant diplomatique majeur. Les photos de la tribune surplombant des rangées entières de sièges vides ont immédiatement circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux, illustrant de manière saisissante le fossé grandissant entre le gouvernement israélien et une grande partie de la communauté internationale.

